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Le 29 janvier 2019

IQ à Munich : pour une coopération encore plus forte!

La ministre des Relations internationales et de la Francophonie du Québec, Mme Nadine Girault, a profité de sa présence en Bavière pour souligner la nomination d’une nouvelle représentante d’Investissement Québec à Munich, Mme Marie-Andrée Bernard.

Le bureau de Munich d’Investissement Québec, ouvert depuis 2005, soutient les entreprises du territoire germanophone (soit l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse) qui souhaitent s’implanter au Québec.

 

Photo de Marie-Andrée Bernard, directrice du développement des affaires pour le bureau d'Investissement Québec à Munich

 

Possédant 16 ans d’expérience en relations gouvernementales et près de huit ans de résidence en Allemagne, la nomination de Marie-Andrée Bernard comme directrice du développement des affaires pour le bureau de Munich d’Investissement Québec s’est imposée d’elle-même. De plus, cette présence s’inscrit dans la vision du nouveau gouvernement qui cherche à renforcer le rôle économique du Québec à l’étranger.

 

Au-delà de cet arrimage parfait, Marie-Andrée possède un riche bagage qui profitera sans contredit à l’étroitesse des liens qu’elle tissera avec les entrepreneurs allemands ayant des projets d’expansion. D’ailleurs, nous avons profité de son arrivée en poste pour lui poser quelques questions sur les points chauds et l’avenir de cette fructueuse coopération Bavière-Québec, initiée en 1989.

 

Quels sont les points communs entre le Québec et l’Allemagne?

 

La mentalité des affaires en Allemagne n’est pas très éloignée de celle du Québec et, dans plusieurs régions, on se sent un peu comme chez nous. Par exemple, tout comme les Québécois, les Bavarois sont très attachés à leurs traditions et leurs festivités tout en étant tournés vers l’innovation et la créativité.

 

Il y a de nombreuses industries dynamiques qui sont similaires, notamment l’aéronautique, les technologies de l’information et les sciences de la vie. Comme nous, les Allemands sont axés sur les secteurs d’avenir et investissent beaucoup dans la recherche et le développement (R-D).

 

Quels sont les partenariats les plus prometteurs entre le Québec et l’Allemagne?

 

Nous célébrons cette année les 30 ans de la coopération Québec-Bavière, une des ententes les plus dynamiques du Québec sur la scène internationale. De nombreux projets économiques et de recherche sont réalisés dans des secteurs tels que le multimédia, l’environnement, la mobilité durable et les sciences de la vie (médecine personnalisée, maladies dégénératives).

 

La région d’Hambourg, qui est l’un des plus grands bastions économiques de l’Allemagne, travaille en étroite collaboration avec le Québec et les acteurs clés de Montréal dans des secteurs comme l’aéronautique, les ports, la logistique du transport, les jeux vidéo et l’intelligence artificielle.

 

Qu’avons-nous à apprendre des pratiques d’affaires de l’Allemagne?

 

L’Allemagne est un pays décentralisé qui comporte huit centres économiques, soit Munich, Stuttgart, Francfort, Düsseldorf , Hanovre, Hambourg, Berlin et Dresde, ce qui constitue une véritable force (plutôt que d’avoir un seul pôle).

 

Les Allemands sont de plus très rigoureux et organisés, et ils n’hésitent pas à investir dans le renouvellement de leurs machineries et de leurs équipements. Leur pays est d’ailleurs beaucoup plus automatisé que le Québec. Ils possèdent certains modèles économiques forts intéressants, comme le système d’éducation dual (formation mixte entre écoles et entreprises) ainsi qu’une intégration réussie entre la recherche appliquée et les entreprises.

 

Comme au Québec, il y a une fidélité des employés qui font souvent carrière au sein d’une même entreprise, contrairement aux États-Unis, où le roulement est statistiquement plus important. Les entreprises familiales occupent également une place importante de l’écosystème industriel et réussissent bien, même dans un contexte de mondialisation.

 

Quelle est ta vision du développement économique international en 2019?

 

Je crois beaucoup en une vision où les différents acteurs économiques collaborent pour être plus forts. Je pense que, si les entreprises travaillent en étroite collaboration avec les centres de recherche et les universités, les gouvernements, les grappes et les chambres de commerce, et entreprennent des actions communes pour percer à l’international, la force de frappe sera plus grande. En 2019, travailler en silo n’est pas payant!

 

Quels sont les secteurs à surveiller?

 

À l’heure actuelle, les secteurs économiques du Québec qui intéressent les Allemands sont l’industrie 4.0, l’intelligence artificielle, les effets spéciaux, la réalité virtuelle, les jeux vidéo et la mobilité durable.

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Isabelle Fontaine

Directrice principale, Affaires publiques et gouvernementales, Montréal

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