AMISCO

10 juin 2019

Photo de Réjean Poitras, président et chef de la direction, Amisco, et de Joël Girard, directeur, Investissement manufacturier, Investissement Québec
Réjean Poitras, président et chef de la direction, à Amisco
et Joël Girard, directeur, Investissement manufacturier, à Investissement Québec

AMISCO

Réjean Poitras, président et chef de la direction

275 employés

L’Islet

De précurseur à leader

Située à près d’une heure de Québec et à plus de trois heures de Montréal dans une pittoresque ville côtière d’environ 4000 habitants, Amisco affiche une croissance fulgurante. En quatre ans, les ventes doublent!

 

Fondée en 1954, l’entreprise familiale établie à L’Islet a connu trois générations de Poitras. Des meubles scolaires aux meubles juvéniles, elle concentre maintenant ses activités autour du design et de la vente de meubles résidentiels personnalisables.

 

De grand-père en petit-fils

Lorsque Léonard Poitras donne naissance à Amisco, anciennement AMSCO, le baby-boom en est à ses premières vagues. Les écoles se remplissent et les meubles scolaires sont très recherchés. Vient ensuite la création des polyvalentes et des cégeps… puis les Québécois commencent à avoir moins d’enfants. Les Poitras doivent s’adapter.

L’une des choses qui me rendent fier, c’est que l’entreprise a toujours su se réinventer. Je pense que c’est probablement l’élément le plus fondamental de cette histoire-là de 65 ans,
affirme Réjean Poitras, président et chef de la direction d’Amisco.

Avec l’engouement pour les bungalows, les meubles résidentiels gagnent en popularité. L’entreprise redirige donc ses activités en ce sens tout en profitant de l’ouverture du côté des États-Unis pour accroître son marché. Un geste plutôt audacieux à l’époque!

 

C’est en 2000 que l’entreprise prend le virage de la fabrication de masse de meubles personnalisables. Mais la concurrence féroce de la Chine, la montée du dollar canadien et, finalement, la récession de 2008, forcent Amisco à se repositionner encore une fois.

 

Le retour à la croissance passe par une stratégie dynamique qui mise sur le développement de nouveaux produits et sur la vente en ligne, notamment sur les sites de Wayfair, d’Amazon et de Costco, tout comme sur la confection rapide de petits lots de meubles commandés par ses détaillants, comme Tanguay et Brault & Martineau. Pour augmenter sa productivité, l’entreprise fait l’acquisition de Groupe Gibo en 2011. Son usine, située à Saint-Pascal, fabrique des pièces rembourrées en plus de faire la transformation et la finition du bois.

 

Personnaliser en masse

Au cours des dernières années, l’entreprise a intégré les bases de l’usine 4.0. Elle ajoute, entre autres, deux robots et des équipements à contrôle numérique de coupe au laser à sa chaîne de production. Mais la fabrication de commandes en mode juste à temps (just in time) ne se prête guère à une automatisation plus intensive. Ainsi, même si l’entreprise compte sur des machines CNC (Computer Numerical Control) ainsi que sur des systèmes numériques de gestion de production (ERP et MRP), l’humain y joue toujours un rôle clé. « Le succès de l’organisation, c’est le succès de toute l’équipe », déclare M. Poitras.

 

Malgré une bonne rétention des talents, l’entreprise se heurte à un manque de capacité lié à la rareté de main-d’œuvre. C’est pourquoi, en 2018, elle acquiert une seconde entreprise, un sous-traitant de Shawinigan spécialisé dans la transformation de l’acier, à laquelle elle greffera une unité de rembourrage.

 

Pour la suite

Réjean et Claude, deux des cinq enfants Poitras, ont repris la gestion de l’entreprise il y a de cela plus de 20 ans et le besoin de trouver une relève se fait aujourd’hui de plus en plus pressant. Or, la famille Poitras n’a pas encore de candidat capable de reprendre les rênes et d’assurer la pérennité de l’organisation. Il devient alors primordial de s’associer à des partenaires financiers qui sauront lui faire une offre raisonnable tout en promettant de garder le siège social au Québec et de sauvegarder ses quelque 300 emplois.

 

« Nous cherchions des partenaires qui envisageraient l’avenir comme nous. Avec Investissement Québec et Desjardins, nous avons senti cet alignement de valeurs. C’était des partenaires parfaits pour la suite des choses », explique le président maintenant rassuré quant à l’avenir de l’organisation.

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