Les tables rondes ont réuni des représentants des principaux secteurs concernés par cette menace, soit l’agroalimentaire, la foresterie (bois d’œuvre), l’aluminium et l’aérospatiale. La ministre a ainsi pu prendre le pouls du milieu économique québécois, qui s’est prononcé notamment sur les impacts, les préoccupations et les pistes de solution possibles pour mieux se préparer à toute éventualité. L’objectif: pouvoir agir rapidement et en amont advenant l’imposition de ces tarifs douaniers.
Bien qu’elle préférerait éviter une guerre tarifaire sur les exportations québécoises ainsi que sur l’énergie aux États-Unis, la ministre Fréchette considère qu’il est de la responsabilité du gouvernement du Québec de se préparer et de protéger l’économie québécoise. Les rencontres comme celles-ci sont donc importantes pour approfondir l’analyse sur les répercussions potentielles de l’imposition de tarifs par les États-Unis et s’assurer de défendre efficacement les intérêts du Québec. Les informations recueillies permettront notamment de déterminer les points de pression sur l’économie des États-Unis et d’identifier des alliés potentiels.
La ministre s’est dite très satisfaite de l’exercice, qui s’inscrit dans la continuité de la mise en place récemment du comité Québec–États-Unis, auquel elle participe. Rappelons que celui-ci se compose également des ministres Christopher Skeete, Martine Biron, Eric Girard, Maïté Blanchette Vezina, André Lamontagne, François Bonnardel et Jean-François Roberge. Ce comité se réunit régulièrement et consulte les entreprises, les associations et les experts afin de bénéficier de conseils éclairés sur les divers enjeux liés à la relation commerciale avec les États-Unis.
Par ailleurs, le gouvernement du Québec a développé au fil des années un réseau solide à l’international. Avec des délégations partout dans le monde, le Québec est l’un des seuls États fédérés à être aussi présent à l’étranger. Il est essentiel de travailler en étroite collaboration avec les États-Unis pour leur faire valoir le haut degré d’intégration de la relation commerciale entre les deux nations.