Une activité qui progresse, malgré des signaux contrastés
À mi-parcours en 2026, l’économie québécoise présente un bilan partagé. La production continue d’avancer et le secteur manufacturier affiche une bonne tenue, alors que le marché du travail a perdu un peu de terrain. Les entreprises maintiennent par ailleurs leurs intentions d’investissement, mais demeurent prudentes devant l’évolution du contexte commercial et géopolitique.
Le PIB réel du Québec a augmenté de 0,3 % au premier trimestre, après un recul de 0,1 % au trimestre précédent. Cette hausse correspond à une croissance annualisée de 1,3 %. Les données d’avril indiquent que l’activité a poursuivi sa progression, avec une augmentation de 0,1 % du PIB par industrie.
Le secteur manufacturier figure parmi les principaux points d’appui. Son PIB a crû de 0,3 % en avril. De janvier à mai, la moyenne des ventes de biens fabriqués a atteint 231,9 G$, soit 5,2 % de plus que pendant la même période en 2025. Ces résultats témoignent d’un niveau d’activité soutenu, même si leur évolution pourrait varier selon les industries et leur exposition aux marchés extérieurs.
Le marché du travail envoie toutefois un signal moins favorable. Au premier semestre, le Québec comptait en moyenne 4 613 700 emplois, une diminution de 33 300 par rapport au deuxième semestre de 2025. Le taux de chômage moyen s’est établi à 5,6 %, en légère hausse. Autrement dit, la progression de la production ne s’est pas encore traduite par une amélioration de l’emploi.